La SEP ne m’empêche pas de gérer mon entreprise

Sanket, 38, Inde

J’étais en master aux États-Unis quand on m’a diagnostiqué la SEP. C’était en 2003. Aujourd’hui, je vis à Indore, en Inde, avec ma femme et nos deux enfants (3 et 8 ans). Je suis ingénieur en mécanique et je dirige une entreprise qui fabrique des pièces détachées automobiles. J’emploie 200 personnes et j’aime mon métier.

J’ai des troubles de l’équilibre et je souffre de crampes et de douleurs dans les jambes, ce qui rend chacun de mes pas difficile. Pour moi, il est nécessaire d’avoir une attitude positive pour pouvoir vivre en paix avec la SEP.

Vivre avec la SEP est une lutte permanente entre deux forces : le corps et l’esprit. Si je devais donner un conseil à quelqu’un, je dirais qu’il faut toujours donner la priorité à l’esprit plutôt qu’au corps. Si votre esprit contrôle votre corps, vous aurez confiance en vous. Je dis souvent aux gens de ne pas donner trop d’importance à la SEP et de continuer à vivre leur vie.

Tout le monde au travail sait que j’ai la SEP, y compris mes clients. Je n’ai pas eu d’autre choix que de devenir un exemple à suivre pour ma communauté car je n’avais aucun autre exemple à suivre moi-même.

J’ai participé à la mise en place du premier groupe de soutien pour les personnes souffrant de la SEP à Indore. Ce groupe a évolué jusqu’à devenir l’association indienne de la SEP (MSSI), dont j’étais le secrétaire. Aujourd’hui encore, je participe aux campagnes de l’association et pour moi, la SEP doit absolument être inclue à une nouvelle législation relative aux personnes handicapées devant être votée au plus vite !

Rien n’a réussi à m’arrêter jusqu’à présent ! On verra ce que l’avenir nous réserve.