L’accès à l’éducation en Grèce

Vassiliki, a Greek woman with MS, sits in her wheelchair at her desk
Vassiliki at her workplace

Vassiliki a été diagnostiquée porteuse de la SEP en 2003, alors qu’elle était étudiante en deuxième année à l’Université Aristote de Thessalonique. Divers obstacles à l’accès signifiaient qu’elle ne pourrait pas assister à ses cours.

Le Comité des services sociaux de l’université, ainsi que l’organisation des transports urbains de Thessalonique (OUTT), ont collaboré avec l’association grecque qui soutient les personnes atteintes de la SEP, afin d’offrir à Vassiliki le soutien dont elle avait besoin. Cela a exercé un impact majeur sur d’autres étudiants handicapés, en leur apportant une inspiration et une aide pratique pour accéder à tous les services et à toutes les installations universitaires.

L’association grecque qui soutient les personnes atteintes de la SEP a rencontré Vassiliki et les principaux membres du personnel de l’université, ainsi que des représentants d’OUTT, pour savoir comment ils avaient travaillé ensemble afin de faire tomber les barrières à l’accès au cours de ces 12 dernières années.

L’OUTT permet aux personnes handicapées de Thessalonique de se déplacer. 80 % de leurs véhicules sont à présent spécialement adaptés pour les personnes handicapées et celles qui se déplacent en fauteuil roulant. En 2005, l’OUTT a introduit un service gratuit pour permettre aux personnes handicapées de se déplacer dans
Thessalonique. Vassiliki utilise le service pratiquement tous les jours.

A minibus on a street in Greece with blocks of flats in the background
An adapted bus in Thessaloniki

L’université a un Bureau pour l’accessibilité qui doit s’assurer que toutes les zones du campus sont accessibles à tous. Par exemple, le Bureau a fait construire une rampe d’accès spéciale afin que Vassiliki puisse participer à la cérémonie de remise des diplômes pour son doctorat. L’université pense que les étudiants devraient tous avoir les mêmes possibilités d’accès aux cours et aux services de soins. Jusqu’à 5 % du budget annuel de l’université sont consacrés à cet effet.

Vassiliki vit à Thessalonique depuis maintenant 12 ans, période pendant laquelle elle a obtenu sa licence, sa maîtrise et son doctorat. Sa thèse de doctorat traitait de la réadaptation par le biais de l’activité physique, ainsi que de la qualité de vie des personnes atteintes de la SEP. Sa recherche post-doctorat est centrée sur l’éducation physique spécialement adaptée, les neurosciences et la réadaptation.

Vassiliki est en contact avec d’autres personnes handicapées à Thessalonique, elle travaille en étroite collaboration avec l’université afin d’améliorer les installations. Vassiliki était responsable de la planification scientifique des programmes d’exercices pour les personnes handicapées au Centre sportif de l’université. Elle est à présent chercheuse scientifique dans le Premier service de neurologie du CHU de Thessalonique.

Les changements qui ont permis à Vassiliki de se rendre à ses cours alors qu’elle était étudiante en licence ont exercé un impact important. À présent, grâce à son métier, Vassiliki aide d’autres personnes atteintes de la SEP, et ceci n’aurait jamais pu avoir lieu si la première barrière à l’accès n’avait pas été supprimée.

« L’accès à l’université s’est beaucoup amélioré au fil des ans, mais de nombreuses choses devront changer ».

Vassiliki n’a pas uniquement l’espoir que des changements seront mis en place, elle travaille activement afin de rendre l’université accessible à tous.

La vidéo présente certaines des personnes qui s’assurent que le campus universitaire est entièrement accessible à Vassiliki, ainsi que le personnel, des étudiants et des visiteurs.